"En ces temps difficiles, il convient d'accorder notre mépris avec parcimonie, tant nombreux sont les nécessiteux." Chateaubriand

lundi 7 mai 2012

Plagiat


Le peuple, une partie du peuple, moins de la moitié du peuple français, a désigné un président socialiste pour diriger le pays les 5 prochaines années.

Ces Français, alléguant la dureté des efforts qui leur étaient demandés car pendant longtemps on leur avait dit qu'ils ne devaient plus en fournir, sont allés chercher le plus improbable des hommes pour les guider.

Certes nous sommes submergés par une pensée laxiste imposée par quelques uns qui de par leur situation personnelle n'auront jamais à en subir les conséquences.

Infiniment plus que les idées, ce sont le dénigrement, la calomnie, le mensonge, l'outrance, l'arrogance, qui ont fait reculer les forces vives de la France. Ce sont le goût de l'assistanat, la paresse, la peur des réformes, la tentation du repli sur soi qui ont amené le peuple, enfin moins de la moitié du peuple, à l'abandon dont a profité l'adversaire.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, et des combats précédents nous l'ont déjà prouvé, rien n'est perdu pour la France. Nous avons les moyens de renverser une situation peut-être désespérante, mais pas désespérée.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle vit au sein de l'Europe, au sein d'un monde dont les équilibres ont changé et qui sauront lui rappeler les dures réalités auxquelles elle tente d'échapper en faisant l'autruche, en votant pour des camelots et des illusionnistes. Et vous, vous qui n'avez pas cédé aux sirènes de la facilité, vous qui ne vous bercez pas d'illusions, vous qui savez que derrière les mots de nos adversaires se camouflent impuissance et déclin annoncé, devrez être présents pour faire émerger ces dures réalités qu'on voudrait cacher au peuple derrière des concepts flous de justice ou d'égalité. Vous devrez être présents pour rappeler que la parole n'est pas action.

Ce combat n'est pas limité aux frontières de notre malheureux pays. Il ne s'arrête pas avec la victoire éphémère d'un homme d'appareil, d'un candidat de substitution, de celui qui après avoir été la risée de ses pairs ne pourra se fier à ceux, les mêmes, qui désormais le couvrent d'éloges. Non! Des forces extérieures, positives et négatives, un redéploiement des centres de puissance et donc de décision au niveau mondial, sont là pour nous rappeler que rien ne s'acquiert sans efforts, que les progrès sociaux, culturels, sociétaux, réalisés grâce au travail ne sont jamais acquis et ne peuvent surtout pas être préservés par une dette sans cesse se creusant, sont là pour nous rappeler que notre identité, héritage des siècles volontiers partagé avec les hommes de bonne volonté, est menacée. Cette dure réalité est partagée, par tout le monde occidental dont les valeurs firent la force avant de révéler qu'elles pouvaient être aussi des faiblesses quand faussement l'environnement s'en empare pour imposer ses vues. Non, nous ne sommes pas seuls en danger, et donc non, nous ne serons pas seuls à nous battre. Et, ce que la faiblesse induite par ce que certains appellent fatigue d'une civilisation, encouragée par ceux qui dans l'effort, le travail, l'identité nationale, culturelle, civilisationnelle, voient des valeurs archaïques dont il faudrait se débarrasser pour un monde meilleur , de justice, d'égalité et de tolérance, disent-ils, mais qui n'est en fait que la dissolution de nous-mêmes et de ce qui nous a porté au faîte de la puissance, ce que cette faiblesse amène comme menaces peut être vaincu par ceux qui portent en eux la volonté de préserver, davantage que des acquis sociaux, les valeurs d'une civilisation qui domina le monde culturellement, économiquement, militairement. Ces valeurs ne sont ni mauvaises ni dépassées. La preuve en est que le reste du monde veut s'en parer, même si souvent ce n'est que poudre aux yeux.

Nous devons donc combattre ceux qui vont nous gouverner demain, jamais par la violence, bien sûr, jamais par l'insulte. Laissons leur ce monopole, nous valons mieux que ça. Nous devons les critiquer sans cesse, montrer les incohérences de leurs propos, crier notre attachement à nos valeurs et démontrer que les leurs en sont de fausses et dangereuses car elles nous projettent vers un néant sans retour. N'ayons pas peur d'exhiber nos idées et nos idéaux, et surtout ne craignons pas les critiques qu'on pourrait leur porter au nom d'une fausse pensée s'appuyant sur un pseudo politiquement correct.

Quoi qu'il arrive, jamais nous ne devons baisser les bras et abandonner ce qui nous est le plus cher. Notre résistance est un devoir.

3 commentaires:

  1. Merci, Expat, ça requinque! je pourrais laisser tomber, ma vie ne dépend pas des gauches droites en alternance, celle de mon petit fils et peut être celle de ma fille, je crois
    Mais au delà de considérations à périmètre court, depuis hier je n'en reviens pas
    avant non plus, mais j'ai espéré
    65 millions de français concernés parce que sur 40 millions de votants 18 ont levé les bras en l'air pour attraper la lune
    Le Monsieur peut se louer un studio au Bourget, il va tourner comme une toupie de part le monde, j'attends la synthèse

    pendant ce temps le camp retranché mettra emplâtre sur la souffrance de la France provoquée par un seul tyran
    wait and see

    combattre, oui, plutôt que se commettre avec cette comédia del arte,cet entre soi qui vient de bâter un baudet fou et en avant, the wall!

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  2. Salut expat !
    bon, on peut se la mettre derrière l'oreille :-)
    Petit score néanmoins, après les tonnes d'ordures que sarko s'est pris depuis des années sur la soie , nôtre futur grand leader est très loin du plébiscite pronostiqué
    Le bo-doï doit être un peu sur sa faim..... 51 et des bananes....
    Si à l'ump ils avaient été plus fermes, juste sur quelques sujets, c'était dans la fouille, certain....
    Pour eux, ça va être l'heure des grands choix..... bayrou leur a donné le la, pas sûr qu'ils aient compris
    La suite va être marrante je crois, on n'a pas fini de rigoler, remarque nous on a entamé hier comme je te l'avais dit, belle nouba :-)
    Résistance est un terme qui me parle.....

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  3. Le problème c'est que le "tyran" ne l'a pas été assez. Son score final, au-delà des prévisions de tous les cassandre, montre que le discours à droite est encore porteur. En refaisant du "2007" il a rapté des voix. Si il avait davantage agi dans ce sens pendant son quinquennat, s'il avait fait la sourde oreille aux critiques qui s'en seraient suivies, mais finalement qui n'auraient pas été pires que celles qu'il a subies, il serait sans doute encore président.

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