"En ces temps difficiles, il convient d'accorder notre mépris avec parcimonie, tant nombreux sont les nécessiteux." Chateaubriand

mercredi 2 novembre 2011

Back in the russian federation



Après une dizaine de jours passés en France, me revoilà de nouveau en Russie. Je ne vais pas bien entendu vous raconter mon voyage ou ce bref retour en France après une absence de deux ans. Juste quelques impressions.
 
A lire journaux électroniques et blogs qui restent ma principale source d'information ainsi que quelques émissions de radio ou télévision podcastées, j'avais entrepris ce voyage avec femme, enfant et bagages avec une certaine appréhension tant il me semblait que je n'allais pas reconnaitre mon pays devenu tellement xénophobe qu'il n'était pas sûr que mon épouse ne passe pas ces quelques jours à m'attendre en centre de rétention, tandis que je me heurterais à des cohortes de misérables tendant leur sébile sur mon chemin. J'avais d'ailleurs à cet effet gonflé mes poches de roubles et de kopecks pour me débarrasser d'eux à bon compte. Mais mes poches sont restées pleines. C'est peut-être que je ne fréquente que les endroits chics, aussi. Donc pas plus de misère apparente que depuis mon dernier voyage, et pas de rétention non plus pour ma femme. Comme quoi il ne faut pas croire tout ce qu'on lit.
Non en fait, pas vraiment de changements en apparence du moins. Les caddies des supermarchés me semblent être demeurés bien remplis, malgré le fait que mon séjour se déroulait en fin de mois, et les restaurants même pas fermés et au contraire pas mal fréquentés, ainsi d'ailleurs que les salles de spectacle à Paris à en juger des queues devant les guichets. Les seules queues que j'ai pu observer d'ailleurs.
 
Et puisqu'il fallait un élément déterminant pour me prouver que rien ou pas grand chose n'avait changé, il y eut la grève du personnel naviguant commercial (pas trop compris ce que stewards et hôtesses avaient à voir avec le commerce sinon un sourire de circonstance) qui me procura mes seules contrariétés pendant mon séjour. Même si finalement mon avion a décollé quasiment à l'heure. Mais je m'imaginais mal me trainer à l'aéroport avec femme, enfant et bagages pour me faire refouler jusqu'à une date indéterminée. Au moins j'aurai retenu la leçon : ne jamais utiliser les services d'Air France quand d'autres choix sont possibles. J'avais exceptionnellement dérogé à cette règle alors que d'habitude j'utilise la compagnie Rossyia (Russie) qui ne fait jamais grève, part toujours à l'heure et offre de meilleurs repas que sur Air France… et n'a pas plus et même plutôt moins d'accidents ou d'incidents en vols internationaux que cette dernière.
Mais puisque j'évoque cette grève, il y a quelques éléments qui laissent à réfléchir, et notamment la bêtise crasse des syndicats, ce qui est aussi une constante je crois dans notre beau pays. Faire grève évidemment pendant les vacances et/ou un long week-end constitue un moyen de pression considérable sur son entreprise de transport. Sauf que quand celle-ci connait déjà d'énormes problèmes de concurrence et de rentabilité, ça ne fait que précipiter sa chute, même si finalement moins de 20% des vols auront été impactés. Mais ça évidemment on sait que les syndicats d'en moquent éperdument et tant que leurs dirigeants seront assurés de retomber sur leurs pattes il en sera ainsi. Dirigeants passablement abrutis au passage. Je m'explique. Une des craintes exprimées était une réduction à terme du nombre de PNC. Alors quand j'entends un brillant syndicaliste déclarer que le mouvement est un succès parce que 65% de ces PNC sont en grève, tandis que 80% et plus de vols sont assurés, et même si ma tranche de foie gras poêlée aux truffes a été remplacée par un sandwich aux rillettes, je me dis que soit il doit arrêter de picoler, soit il doit laisser sa place à plus intelligent que lui ce qui ne doit pas être dur à trouver. Car si, en effet, avec 65% de grévistes on assure 80% des vols, ça signifie qu'on peut sans trop de problème virer immédiatement 50% des PNC sans préjudice sensible pour la qualité du service.
 
Avant d'en terminer, je vais vous raconter une petite anecdote qui pourra peut-être servir à quelqu'un un jour. Ayant découpé mon voyage en deux étapes, il m'a pris l'idée tandis que j'étais en province de regagner la capitale où je comptais passer un week-end en voiture de location. Ce qui fur fait. Jusque là rien de remarquable. Ce qui le fut pas contre est la facture qui me fit constater que la location d'un siège enfant constituait plus de 50% du prix total de la prestation. Fort de ce constat je crois qu'il vaut mieux voyager sans enfant en bas-âge, soir amener son siège avec soi. Mais comme je suis bon prince, je proposerai gracieusement à Europcar et aux autres, car c'est la même chose, j'ai vérifié, le slogan suivant : "Avec nous vous aurez envie de faire voyager vos bagages sur les banquettes arrières… et vos bébés dans le coffre".
 
Je viens de lire que Charlie Hebdo avait été victime d'un attentat alors qu'il se préparait à sortir un numéro avec le prophète comme rédacteur en chef. Effectivement les choses s'aggravent en France et je n'avais rien vu.

3 commentaires:

  1. enfin vous voilà! m'ennuyais ferme sur le web et en surface je monte le son de la télé, ici c'est la guerre , des hélicos partout, black out total, les magasins pas livrés, les routiers étant consignés depuis Lundi,( donc ça fait depuis Vendredi ), non mais c'est fou!
    Les enfants et leur sécurité sont un véritable racket en général, par contre impossible de savoir où sont fabriqués les vêtement des marques bon rapport qualité prix et le biphénol...on peut en parler

    bienvenue chez vous

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  2. Imaginez qu'en plus les sièges auto ils ne savent pas les installer!!!
    Je leur ai demandé si à ce prix-là je pouvais le garder. N'ont pas eu l'air d'apprécier.

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