"En ces temps difficiles, il convient d'accorder notre mépris avec parcimonie, tant nombreux sont les nécessiteux." Chateaubriand

mardi 21 décembre 2010

Un exemple de l'islam modéré

 La vidéo qui suit nous montre ce qu'on pourrait considérer comme un musulman modéré. Il n'a pas une attitude menaçante, ne remet pas en cause les lois de la République, ne demande pas des dérogations pour lui et ses coreligionnaires. Non simplement il attend, ce qui se passera ou ce qui ne se passera pas, en l'occurrence un basculement qui verrait les musulmans devenir majoritaires dans ce pays. Et bien évidemment dans cette éventualité les choses devraient changer.


 Cliquez au centre de la vidéo pour atteindre le site propriétaire
Bon au moins ça a le mérite d'être clair. Et ça pourrait éventuellement aussi en alerter certains dont le cerveau ne serait pas assez engourdi ou subjugué par la religion de paix et d'amour pour considérer qu'après tout c'est bien normal et même tout à fait démocratique.

Du coup je me sens un peu obligé de parler un peu aussi des assises contre l'islamisation de l'Europe qui se sont tenues hier à Paris. Lozès en parle aussi de façon toujours aussi ridicule. Je me dis qu'il est pas vraiment bien dans sa tête ce gus : par exemple hier il nous vantait la  réussite de la prise en compte de diversité en Pologne et dans les pays de l'Est en général. Et donc aujourd'hui il bavait sur ces assises dont je ne connais pas vraiment le contenu, leur notoriété ne s'étant construite que sur l'opposition de certains à la tenue de l'événement. On a donc davantage glosé sur la demande, heureusement rejetée de Delanoë, d'interdire cette manifestation, mais sans doute monsieur le maire préfère-t-il le chant mélodieux du muezzin sur les hauteurs de la ville qu'il est censé administrer, sur les protestations des traditionnelles associations dites antiracistes, de la gauche extrême qui défend désormais les religions, enfin une religion, pardon, qu'expliqué ce qu'étaient ces assises, et quel était leur contenu. Pour ça vous pourrez aller sur le site de Riposte Laïque.
De fait Lozes et d'autres sans doute sont un peu chiffonnés que ce genre de manifestation nécessairement haineuse soit conjointement organisé par des identitaires, nécessairement  fachos également, et des gens de gauche. J'espère au moins que Caquedrole qui récemment s'agaçait de ces clivages gauche-droite aura apprécié l'initiative. Pour ma part ce que j'aurais apprécié, c'est que ce genre de colloque soit organisé conjointement par l'UMP ou le PS. Mais là faut pas rêver quand même ! On a sa réputation d'antiracisme à défendre dans l'un et l'autre camp. Comme si une critique de l'islam pouvait être assimilée à du racisme ! Pourtant on en est là.
J'ai noté que ces assises ne concernaient pas le danger de l'islamisation de la France, mais celle de l'Europe. Et pour le coup je trouve que c'est bien vu. Même dans cette partie extrême-orientale de l'Europe que j'habite les problèmes avec l'islam existent également, ce qui semble appuyer l'hypothèse qu'il y a bien une offensive  ou encore une incapacité à se fondre dans l'environnement préexistant de la part de cette religion. Et que les prières dans la rue Myrha ne sont qu'un minuscule élément d'un problème beaucoup plus vaste qu'il serait peut-être temps que prennent en compte les gouvernements européens et même les partis politiques, puisqu'il s'agit là d'un problème de civilisation et que tout le monde est concerné, ainsi que les instances européennes qui pourront exceptionnellement mettre en veilleuse leurs travaux sur le calibre normalisé du concombre.
Enfin, je dis ça. Mais si vous trouvez finalement que ce que dit notre musulman modéré dans la vidéo tombe sous le coin du bon sens, surtout n'en tenez pas compte.

jeudi 16 décembre 2010

Prière dans les rues ou quand Marine Le Pen dicte au PS son ordre du jour

 
La récente déclaration de Marine Le Pen, en campagne interne, c'est utile de le rappeler, comparant l'occupation (d'autres ont préféré désormais utiliser le mot invasion pour ne pas être assimilés au "fachos" du FN) de rues dans certaines villes par de pieux musulmans en quête du lien spirituel les unissant à leur dieu de paix et d'amour, à l'occupation nazie moins les soldats et les panzers, en a fait réagir plus d'un à gauche, à droite et aux centres (le pluriel désormais s'impose). En fait elle a fait réagir tous ceux qui ont été incapables jusqu'ici d'empêcher cette au moins double atteinte flagrante à la loi. On retiendra juste parce que ça suffit amplement, occupation illégale de l'espace publique et atteinte flagrante à la loi sur la laïcité.

 
Curieusement aujourd'hui on se réveille et on s'exprime sur le fond ou presque comme nous allons le voir sur ces prières qui n'ont plus rien de sauvage puisqu'encadrées dans leur déroulement d'une façon quasi militaire. Le phénomène est déjà ancien, date de plusieurs années, mais a commencé à prendre une ampleur médiatique cet été quand certains, tout de suite assimilés à l'extrême-droite la plus nauséabonde même s'il se trouvait des mouvements de gauche pour soutenir l'initiative, ont voulu riposter en organisant un apéritif saucisson-pinard sur les lieux-mêmes du délit. Initiative évidemment condamnée par tout ce que la France compte de bien-pensants et interdite par les autorités craignant sans doute des combats de rue entre laïcs et musulmans. Et les prières dans la rue ont continué avec la bénédiction si j'ose dire du maire ainsi que du maire d'arrondissement concerné, ainsi que des pouvoirs publics. Et ça pourrait continuer longtemps comme cela puisque ceux qui s'opposent à ces manifestations religieuses dans la rue sont priés de la fermer sous peine d'être assimilés aux pires racistes et fascistes portés par cette terre.
Cependant le Front National s'emparant de la thématique, étant seul à le faire et les partis se rendant compte que leur silence complice, voire leur justification de tels actes, passe mal auprès de beaucoup de Français, et des échéances électorales importantes se profilant à l'horizon, certains se rappellent avec des aigreurs d'estomac un certain 21 avril 2002 et l'exclusion dès le premier tour de leur candidat célèbre pour son laxisme dans le domaine de l'insécurité et autres domaines connexes, secondé d'ailleurs dans sa fonction de premier ministre à la même époque par un ministre de l'intérieur qui n'est autre que le maire de l'arrondissement où se commet un délit hebdomadaire sans qu'il en éprouve de réelle émotion. Et voilà donc que sans doute par peur de se retrouver dans une situation similaire, car chacun sait bien que c'est essentiellement sur ces thèmes que se dérouleront les prochaines élections, le PS se croit obligé de sortir d'un silence complice et coupable pour prendre position sur le phénomène. Enfin prendre position est un bien grand mot, car comme d'habitude les socialistes sont en-dessous de tout dans ce domaine comme dans d'autres.
Néanmoins on constate tout de même que désormais c'est Marine Le Pen qui fixe l'ordre du jour du PS. Preuve évidente qu'elle inquiète, preuve que certaines thématiques de l'extrême-droite s'imposent comme relevant des préoccupations majeures des Français, preuve enfin que comme dans beaucoup de pays européens l'extrême-droite s'impose au moins par ses thématiques comme un acteur incontournable de la vie politique. En effet, force est de constater que dans un nombre de plus en plus important de pays européens l'extrême-droite participe désormais aux affaires soit directement au sein d'une coalition ou par un soutien négocié au parti au pouvoir, soit indirectement par une prise en compte de certaines des ses idées. Là je dirai que les partis dits modérés se sont davantage distingués par leur lâcheté que certains appelleront aveuglement que par leur modération et qu'ils récoltent aujourd'hui le fruit de cette lâcheté.
 
Certains responsables socialistes, donc, se sont crus obligé de sortir du bois pour s'exprimer publiquement sur le sujet. J'imagine que c'est une chose bien difficile pour eux tant leur rapport à la laïcité est ambigu. Du moins retrouve-t-on sans doute au sein du PS autant d'avis divergents sur la laïcité quand ça concerne les musulmans qu'on en trouve sur bien d'autres sujets. Prenons par exemple l'attitude le la première d'entre eux. Non, pas Ségolène, Hubert, celle qui a mieux triché qu'elle au moment de l'élection du premier secrétaire du parti. Que peut-on d'ailleurs espérer d'un parti infoutu de respecter le vote de ses militants ? Pardon, je diverge. Donc Martine Aubry, première secrétaire du PS et accessoirement maire de Lille a démontré dans sa ville qu'elle pouvait avoir une conception, sinon bizarre, au moins très souple de la laïcité la menant à réserver des créneaux islamiques dans les piscines municipales. On imagine ce que ça pourrait donner à l'échelle nationale si elle devenait présidente.
Néanmoins des socialistes se sont exprimés avec une vue assez convergente sur le sujet ce qui me permettra d'abréger. J'ai lu en particulier les interventions de Hamon-Vychinski, Dray l'horloger et notre Ségo, la murène du Poitou, qui dans un morceau de bravitude (désolé mon cher correcteur d'orthographe !), et sous prétexte de ne pas répondre aux provocations (!) de Marine Le Pen, nous en a pondu une tartine, nous montrant ainsi qu'elle maitrisait parfaitement l'art de la politique politicienne de surtout s'exprimer quand on n'a rien à dire.
Ils sont tous d'accord chez les socialistes pour dire que les pratiques hebdomadaires des musulmans, quand ils se mettent à prier dans la rue, sont inacceptables. Ouf ! On est soulagé ! Surtout parce que socialisme ne rime pas avec cécité, mais juste avec engourdissement prolongé du nerf optique. Combien de mois, d'années pour réagir à ce problème ? Mais au moins on prend acte de ces déclarations satisfaisantes. Par contre la suite est moins jolie. Car, bien évidemment, pas question quand on est socialiste de s'interroger objectivement sur les causes d'un phénomène si d'aventure il devait s'avérer qu'il est le résultat de coupables intentions de la part de ceux qui en sont à l'origine. Surtout s'ils sont étrangers ou musulmans. Espèces pas vraiment en voie de disparition mais quand même à protéger!
Donc plutôt que de poser quelques questions simples que je vais évoquer, pour eux et de façon unanime le problème vient de ce que ces pauvres bougres sont malgré eux obligés de prier dans la rue parce qu'ils manquent de lieu de culte. En fait ce qu'ils font n'est pas bien, mais ce n'est pas de leur faute. Ils contreviennent à la laïcité mais celle-ci devant garantir l'exercice du culte, et bien quand même on est aussi un peu responsable de ce qui arrive. Il faut donc construire des mosquées. Peut-être un moyen de relancer l'économie par le bâtiment ? En tout cas, s'ils accèdent au pouvoir j'achète illico des actions chez Bouygues.
Plus sérieusement leur discours sur les causes et les solutions est quand même un peu léger. Se sont-ils posé les questions suivantes quant aux causes:
  • Qui vient prier dans certaines rues bien connues désormais ? Les riverains, les gens des alentours ou un public venant de loin ? Il semblerait que les baiseurs de bitume de la rue Myrha viennent aussi de la lointaine banlieue.
  • Combien y-a-t-il de mosquées dans les villes touchées par le phénomène et combien de places offrent-elles ? Et corrélativement ces mosquées sont-elles toutes pleines au moment de la prière du vendredi ? Il semblerait aussi que la grande mosquée de Paris, par exemple, n'attire pas les foules lors de la prière du vendredi et que le recteur de la mosquée ait même invité ses coreligionnaires à s'y déplacer plus nombreux.
  • La religion islamique impose-t-elle quand les mosquées sont pleines de prier à l'extérieur ? Ou peut-on le faire tranquillement chez soi ?
Répondre à ces quelques questions ne me parait pas insurmontable. Et les réponses donneraient avec une certaine fiabilité les motivations réelles de ces manifestations hebdomadaires. Nécessité, provocation ou test ?
Mais les socialistes ont tranché : il faut construire des mosquées. Qui ? Où ? Comment? Bon ça ils se garderont bien de la dire si bien que je crains que mes impôts servent un jour à financer l'érection de lieux de culte ou encore, mais c'est déjà le cas, que la loi de 1905 soit détournée par le versement de subventions publiques à des associations ad hoc et évidemment culturelle, ou par la vente ou des baux de terrains à des conditions extraordinairement favorables mais pas pour les finances publiques.
 
Pour résumer donc, les socialistes une fois de plus n'ont rien dit de bien intéressant. Ils condamnent très tardivement des actes qu'ils toléraient jusqu'à présent (et pas seulement eux, je suis d'accord) tout en en excusant les auteurs en s'arrêtant très vite à des causes douteuses ou pas vérifiées, et en proposant des solutions très vagues. C'est sûr qu'avec eux on a l'habitude des programmes incantatoires comme l'égalité réelle qui ne sera jamais chiffrée. Ici donc ils essaient de ménager la chèvre et le chou, en comprenant les mécontents et ceux qui sont à l'origine du mécontentement. Surtout ne jamais se positionner en période pré-électorale ! En fait ils reproduisent exactement leur attitude quant au vote sur l'interdiction de la burqa : ils sont contre la burqa, mais ne peuvent pas voter le texte d'interdiction. Et dire que ça prétend gouverner !!!!!

mardi 14 décembre 2010

Peut-on enfin espérer ?

Le jugement rendu par le conseil des prud'hommes de Mantes la Jolie validant le renvoi de la directrice adjointe d'une crèche au prétexte qu'elle ne voulait pas ôter son voile islamique sur son lieu de travail mérite d'être salué. Il est en effet rare ces derniers temps de voir de tels jugements rendus. De fait on commençait à s'habituer, tout en désespérant pour certains dont je suis, à voir validée l'idée que l'islam devait être de plus en plus visible dans la vie quotidienne des Français. Ceci, bien entendu, au nom de la liberté religieuse inscrite dans la constitution, mais au mépris de la loi de 1905 sur la laïcité qui ne nie pas cette liberté de culte mais veut la circonscrire au cercle privé. En gros c'est : "vous voulez prier, honorer votre dieu. Libre à vous de le faire, mais chez vous ou dans les endroits de culte prévus à cet effet que vous financerez d'ailleurs vous-même. Mais surtout ne venez pas nous empoisonner la vie, notre vie, avec vos salamalecs et les interdits et prescriptions de votre religion." Ce principe simple et sage pourtant n'a pas manqué d'être largement bafoué ces dernières années et par certains membres d'une même religion qui ont obtenu moultes dérogations qu'on a nommé fort malencontreusement "accommodements raisonnables". Car il n'y a pas lieu qu'il puisse exister des accommodements vis-à-vis d'une religion quelle qu'elle soit.
 
L'affaire de la crèche de Chanteloup les Vignes est typique de ces dérapages de plus en plus admis. Nous avons à faire à une crèche privée, au concept d'ailleurs fort remarquable car tenant tout à fait compte de son environnement humain très divers et des contraintes professionnelles de beaucoup de mères travaillant en horaires décalés. Nous aurions eu à faire à une crèche publique ou une école que le problème n'aurait pu exister. Car au fil du temps, le champ où doit s'exercer le principe de laïcité s'est considérablement restreint. Restreint en fait au domaine public (et non à l'espace du même nom), aux administrations, à l'école (hors cantine bien entendu et aussi malheureusement) et à l'hôpital avec grande peine quant au choix du sexe du praticien. En fait beaucoup de monde, dont les associations dites antiracistes, la Halde, je vais y revenir, a considéré que le domaine privé qui inclut, ne l'oublions pas l'espace public, devait être exclus de mesures quasiment jugées discriminatoires vis-à-vis des musulmans et que ces derniers pouvaient donc exiger des aménagements dans l'entreprise par exemple, pour y manger hallal et si possible loin des bouffeurs de cochon, pour faire la prière, et aménager le travail pendant la période du ramadan.
Preuve en est que cette restriction du champ de la laïcité était entrée dans les mœurs, la trop fameuse Halde, fumeuse invention de Chirac, avait considéré que la directrice adjointe licenciée pour port du voile et refus de l'ôter avait été discriminée. C'était sous la présidence de l'inénarrable Schweitzer heureusement dégagé. Par bonheur son éphémère remplaçante, Jeannette Bougrab appelée à d'autres responsabilités, a considéré, en redonnant en même temps un peu d'honneur et de crédibilité à cette chose qu'est la Halde, que cet avis devait être revu et qu'elle-même considérait exactement le contraire. Elle a d'ailleurs témoigné lors de la procédure. Pas étonnant d'ailleurs que cette jeune femme à peine en place, et visiblement sur une trajectoire très différente de celle idéologique de son prédécesseur, ait subi des attaques calomnieuses via le Canard enchainé quant à une augmentation de salaire facilement démentie. Le fait est donc qu'on a voulu la salir. C'est normal, me direz-vous : elle est de droite, laïque et républicaine. Et j'allais oublier, fille de Harki, donc censément fille de traitre à la patrie… algérienne. Mais surtout elle allait sortir la Halde de son enfermement idéologique. Puisse son successeur continuer dans le même voie et résister aux pressions de l'ancienne équipe, l'équipe Schweitzer.
 
Revenons maintenant à ce jugement qui a par ailleurs rendu furieux quelques jeunes musulmans à la sortie du tribunal, ce qui montre au passage que cette affaire est loin d'être neutre et cache d'autres combats. Sans présager des appels et recours possibles, Il peut être considérer comme un tournant. Cette fois des gens qui avaient pouvoir de dire le droit ont dit : "Non. Ça suffit". Car ce jugement est à considérer tout autant sur le plan du droit que celui des valeurs. La crèche est privée, donc selon une certaine jurisprudence les juges du travail auraient pu recevoir la plainte de la plaignante. Mais sur le plan des valeurs républicaines et laïques, cette position était difficilement justifiable, même si par le passé certains juges ne se sont guère embarrassés de ces scrupules. Difficilement justifiable car il est probable que vu les indemnités réclamées la crèche aurait sans doute dû fermer, mais surtout difficilement justifiable car cette crèche s'est bâtie sur la tolérance, sur l'effacement des différences, bref sur un principe de pure laïcité, même si sa créatrice n'avait peut-être pas envisagé ça sous cet angle. Recevoir la plainte de cette femme revendiquant le port du voile, c'était rompre un équilibre dans ce lieu préservé.
 
Maintenant il faut espérer que l'esprit qui a dicté ce jugement va s'étendre bien au-delà de ce cas particulier et irradier dans tout le secteur privé, dans les entreprises, en particulier, où les responsables seront fondés à réclamer que le principe de neutralité soit respecté.
C'est cette fermeté, ce retour aux valeurs républicaines et à une laïcité bien comprise qui permettra le vivre-ensemble. Et certainement pas l'exaltation de ses valeurs religieuses s'exprimant par des revendications pour exprimer son appartenance religieuse ou encore par l'occupation (avec un o minuscule) de l'espace public pour célébrer son dieu. Et c'est aussi ainsi, effet collatéral, que le Front National, verra son audience se réduire de façon drastique.

mercredi 1 décembre 2010

Les syndicalistes ne sont pas des délinquants

Bon! Ceux qui me connaissent devinent aisément que ça ne vient pas de moi cette trouvaille. J'ai trouvé ça en conclusion d'un billet d'un membre éminent de cette blogosphère.
Il nous raconte en effet les déboires d'un jeune maître de conférences membre du syndicat SUD et qui va comparaitre en justice pour avoir bloqué un supermarché avec sa voiture personnelle. C'est vrai, il n'était pas seul, mais ses comparses avaient pris le soin de prendre la voiture du syndicat ou mieux celle de leur entreprise ou administration. Comme quoi, on peut avoir fait au moins huit ans d'études après le bac et demeurer assez nase pour commettre un délit avec sa propre voiture permettant évidemment une identification. Ceux qui maintenant le soutiennent doivent bien se marrer quand il a le dos tourné de voir comment on peut être intello et aussi niais. Et donc maintenant le voilà cité à comparaitre. Il risque 2 ans de taule parait-il. mais qu'on se rassure avec la justice telle qu'elle fonctionne actuellement, il y a de fortes chances qu'il puisse continuer tranquillement à militer enseigner dans sa fac et ouvrir ses étudiants à la vraie vie.
Ce qui m'interpelle tout de même, c'est le fait qu'on puisse considérer que dès lors qu'on est syndicaliste on  a le droit d'entraver la circulation, puisque c'est le chef d'accusation qui pèse sur ce représentant des élites de la nation. Si je comprend bien l'auteur du billet, c'est effectivement ça. Le gars en question ne peut être délinquant parce qu'universitaire d'une part et syndicaliste d'autre part. Comme si une position sociale valait immunité. Comme si lui avait le droit et moi pas de bloquer une route ou un supermarché.

 
Et pourtant ! Un événement récent semble conforter l'auteur du billet dans son opinion, même si le ministre concerné a heureusement réagi.
Il y a quelques temps, un employé d'une PME de 180 salariés de Seine Maritime est interpelé par les gendarmes pour vol de matériel dans l'entreprise qui a la bonté de l'employer. Il reconnait les faits à hauteur de 50000€. Le chef d'entreprise, dans un réflexe qui me parait sain, se dispose à congédier cet employé indélicat. Et là surprise ! Refus de l'inspection du travail qui d'une part estime que la faute grave n'est pas avérée et qui d'autre part appuie son refus sur le fait que l'employé est délégué du personnel (syndiqué à la CGT, semble-t-il).
Il faudra donc une manifestation dans les rues de Rouen des employés de l'entreprise qui soutiennenet leur patron et  une grève de la faim de 16 jours de ce dernier pour que le ministre du travail annule la décision de l'inspection et pour que le licenciement puisse avoir lieu.
Il en ressort donc qu'aux yeux de l'inspection du travail, le fait d'être délégué du personnel et syndiqué assure l'impunité au sein de l'entreprise. Comme aux yeux des syndicats puisque la CGT et SUD s'insurgent contre cette décision ministérielle et contre les moyens utilisés par le patron accusé de tapage médiatique. Venant de tels syndicats dont les membres n'hésitent pas à employer la séquestration, ou à brandir la menace de destruction de leur outil de travail, ou encore  celle de provoquer une catastrophe écologique, ça fait doucement rigoler. A moins qu'il n'y ait un copyrignt sur le tapage médiatique.

 
Voilà donc on en en est en France. Le syndicaliste fait partie des espèces protégées. Sans doute du fait de sa rareté compensant sa nuisibilité. En voyant ça, je pense avec nostalgie et envie aux méthodes de madame Thatcher qui a réussi, de manière particulièrement habile et en ayant préparé son coup alors qu'elle était encore dans l'opposition à tuer le syndicalisme anglais tel qu'il existait avant son arrivée au pouvoir, assez puissant pour faire tomber des gouvernements. Il faudra que j'en parle un jour. De fait si le droit syndical anglais était transposé en France, tous ces blocages, tous ces actes visant à entraver la liberté du travail, ne pourraient pas exister ou bien leurs auteurs iraient garnir les prisons. Donc une pensée émue pour Maggy qui en plus de tuer le syndicalisme britannique a également tué la gauche travailliste.